En lisant le Bali Post, un article m'a tout de suite frappé. Le joged bumbung, ou danse de séduction qui appartient au répertoire populaire des danses balinaises est jugé trop suggestif par les autorités culturelles, remettant en cause les gestes "érotiques" de la danse. Il faut dire que c'est une des seules danses qui n'a pas de caractère sacré, mais simplement pour divertir. En cause, la loi de 2006 dite « loi anti-pornograhie » qui condamne tous documents à caractère érotique. Bref, ce monument de la culture balinaise est frappé par cette loi. Les autorités culturelles ont donc mis en place des cours de « détox porno » pour les danseuses de joged bumbung afin de « retrouver le style d'avant à caractère religieux » (sic). Et pour voir si les danseuses ont bien compris ce qu'on leur demande, une compétition très officielle est organisée à Denpasar sur la grande scène. Lumière sur cette danse.
La nuit est déjà tombée depuis plusieurs heures quand je décide d'aller voir cette danse si intrigante. Sous une grande tente se trouve des invités prestigieux que j'imagine être des autorités culturelles. Je m'y rend un peu tard, la compétition est bien avancée. Néanmoins les compétitrices en costume traditionnel (mais sans la ceinture réservée aux cérémonies religieuses) se succèdent. Effectivement, le show n'est pas très sexy mais plaisant à voir, car chacune a sa manière pour amuser le public très masculin. D'ailleurs je suis le seul bule (blanc). Je m'avance prudemment, mon appareil à la main.
Et le spectacle me ravit... Sous un fond musical de gamelan en bambou, la danseuse arrive sur scène et entame une danse solo dans laquelle elle tente de montrer son agilité. La belle attend son homme, dans des postures qui ont l'air inconfortables. Les poignets tournent et ses doigts dansent en même temps, on dirait un crable, mais c'est vraiment ravissant. En même temps, son regard se balade de droit à gauche. Derrière elle, un énorme dragon. Et sur la tête se trouve un bâtonnet d'encens incandescent. Un moment magique. C'en est finit de l'attente et le beau monte sur la scène. Il s'agit en fait d'un danseur professionnel. Il tourne autour de la belle, essayant de mettre ses mains sur ses anches. Un collé serré qui n'est pas du goût de la danseuse qui refuse l'homme. La tension monte et l'homme insiste, jusqu'à finir et pleurer devant le refus à tout prix de la belle qui rit de voir son partenaire désespérer. La belle s'attache finalement à l'homme et propose de se réconcilier. L'homme l'emmène alors soit sur sa moto, son cheval ou sa barque. Le couple ne cesse de mimer leur aventure, toujours avec humour. C'est vraiment drôle et facile à comprendre, comparé aux autres danses à la symbolique plus religieuse et faisant référence à de grands mythes. Ici, toute l'histoire est inventée directement sur scène, le gamelan suit en effet le rythme imposé par les danseurs.
Le danseur professionnel s'en va, entre sur scène qui veut. Les hommes font la queue pour danser avec la belle. Dans la véritable version du joged bumbung pratiquée encore dans les villages, la belle choisit son partenaire par une tape sur l'épaule ou bien en enroulant un tissu autour de la taille, ce-dernier ne peut alors pas refusé. Ici, l'homme monte directement sur la scène. La plupart de ces danseurs amateurs ont au moins 50 ans et portent la moustache. Mais une chose est sûre, ils ne se prennent pas au sérieux. Un papy que j'estime avoir plus de 70 ans fait semblant de tomber et s'écroule finalement dans le décor. Ah, à un moment je vois quand même un danseur faire un geste d'avant en arrière près de la belle, très suggestif ! Mais pas de drame, tout le monde rit. Après quelques minutes, l'homme revient s'asseoir tranquillement. Un magnifique spectacle duquel j'ai pu tirer de belles photos. Extrait.
La nuit est déjà tombée depuis plusieurs heures quand je décide d'aller voir cette danse si intrigante. Sous une grande tente se trouve des invités prestigieux que j'imagine être des autorités culturelles. Je m'y rend un peu tard, la compétition est bien avancée. Néanmoins les compétitrices en costume traditionnel (mais sans la ceinture réservée aux cérémonies religieuses) se succèdent. Effectivement, le show n'est pas très sexy mais plaisant à voir, car chacune a sa manière pour amuser le public très masculin. D'ailleurs je suis le seul bule (blanc). Je m'avance prudemment, mon appareil à la main.
Et le spectacle me ravit... Sous un fond musical de gamelan en bambou, la danseuse arrive sur scène et entame une danse solo dans laquelle elle tente de montrer son agilité. La belle attend son homme, dans des postures qui ont l'air inconfortables. Les poignets tournent et ses doigts dansent en même temps, on dirait un crable, mais c'est vraiment ravissant. En même temps, son regard se balade de droit à gauche. Derrière elle, un énorme dragon. Et sur la tête se trouve un bâtonnet d'encens incandescent. Un moment magique. C'en est finit de l'attente et le beau monte sur la scène. Il s'agit en fait d'un danseur professionnel. Il tourne autour de la belle, essayant de mettre ses mains sur ses anches. Un collé serré qui n'est pas du goût de la danseuse qui refuse l'homme. La tension monte et l'homme insiste, jusqu'à finir et pleurer devant le refus à tout prix de la belle qui rit de voir son partenaire désespérer. La belle s'attache finalement à l'homme et propose de se réconcilier. L'homme l'emmène alors soit sur sa moto, son cheval ou sa barque. Le couple ne cesse de mimer leur aventure, toujours avec humour. C'est vraiment drôle et facile à comprendre, comparé aux autres danses à la symbolique plus religieuse et faisant référence à de grands mythes. Ici, toute l'histoire est inventée directement sur scène, le gamelan suit en effet le rythme imposé par les danseurs.
Le danseur professionnel s'en va, entre sur scène qui veut. Les hommes font la queue pour danser avec la belle. Dans la véritable version du joged bumbung pratiquée encore dans les villages, la belle choisit son partenaire par une tape sur l'épaule ou bien en enroulant un tissu autour de la taille, ce-dernier ne peut alors pas refusé. Ici, l'homme monte directement sur la scène. La plupart de ces danseurs amateurs ont au moins 50 ans et portent la moustache. Mais une chose est sûre, ils ne se prennent pas au sérieux. Un papy que j'estime avoir plus de 70 ans fait semblant de tomber et s'écroule finalement dans le décor. Ah, à un moment je vois quand même un danseur faire un geste d'avant en arrière près de la belle, très suggestif ! Mais pas de drame, tout le monde rit. Après quelques minutes, l'homme revient s'asseoir tranquillement. Un magnifique spectacle duquel j'ai pu tirer de belles photos. Extrait.




Tu as oublié de raconter ce qui s'est passé quand TU es monté sur scène...
RépondreSupprimer