Il est de ces animaux qui ont une lueur dans les yeux quand ils sont emmenés à l'abattoir qui vous dégoûterait à vie du système. Baptiste est l'un d'eux. Autant ses repas en vitesse dans un fast-food ne l'emplissent guère de solidarité envers les camarades de sa race ni d'une profonde révolte contre l'ordre carnassier où les ont enchaînés les Hommes, et il se rend même complice de la barbarie organisée derrière les doux noms de Giant ou de Big Mac en cuisant au grill les décombres des corps ensanglantés de ses frères pour se faire de l'argent l'été, autant Baptiste ne pourra se débarrasser du lien génétique qui le gardera éternellement dans la communauté des bœufs, à en voir la caractéristique singulière qui leur est propre : le scintillement dans le regard. De la courte expérience du haut de laquelle je me permets d'analyser Baptiste, je tiens d'emblée à signaler que de tous les ruminants qui tiennent ce blog, c'est le seul que je n'aie jamais vu faire la gueule. De veau. Et ceci, dans la perspective d'un éloignement de chacun d'entre nous dû à la division internationale des processus d'équarrissage, compte autant qu'avoir des nouvelles de sa part. Baptiste, en dépit de son entêtement, de sa fainéantise, de son aspect fantomatique propre aux gens qui disparaissent sans laisser de nouvelles puis reviennent d'un coup sans prévenir, de sa barbe, de sa passion pour le football et de sa qualité de banlieusard de Paris, a un sourire, éternel, qui oblige son interlocuteur à tout lui pardonner de ces vilains défauts. Ce n'est pas un hasard si, lorsqu'il faut se représenter le bonhomme à l'esprit en fermant les yeux, c'est une fente qui traverse son visage, et un éclat de rire qui accompagne la résonance de sa guitare. Guitare ou piano, tout se passe chez lui avec les sabots, mais ne s'y limite pas, car sa présence est irréductible à une seule de ses facultés. L'aura de simplicité bienveillante qu'il dégage suffit à se dire que même avec l'accent du Sud, il n'aura aucun problème à s'intégrer dans les descentes enneigées des Alpes autrichiennes. Du moins, il faut espérer qu'il trouvera de la neige dans laquelle se vautrer. Car le monde est peuplé de salauds qui en veulent à la nature, et lui, il n'aime pas ça, c'est pourquoi il ne jure que par l'écologie. Mais cela ne passe pas que par dire qu'il faut arrêter de polluer : c'est changer le monde et comment les gens s'y installent qui est le futur. En grand (ex-)géographe et (futur) urbaniste, nous ne pouvons attendre qu'une seule chose de lui : qu'il réforme le monde entier et construise des maisons palaces qui mettront un terme à la faim dans le monde, aux catastrophes naturelles et aux chaises qui cassent le dos dans les amphis, et alors vous tremblerez, Haussmann, Le Corbusier, Auguste Perret et autres urbanistes de renom, car vous devrez laisser votre place à Baptman qui vous supplantera tous !
Camille
Camille
Camille, plus souvent appelé Caca, ou Cac. De taille fine et alerte, le Cac se nourrit exclusivement de plantes et de poisson. Il lui arrive parfois d'avoir envie de dévorer les dames du RU lorsqu'il n'y a pas de poisson au menu ! Le Cac vit dans une tanière appelée Patton, où il reçoit des animaux qui lui ressemblent un peu comme des Papy Naegelin, des Benar Shah ou des Garuda. Lors de ces rencontres, le Cac aime à dévorer des pepitos volés dans les tanières environnantes, boire du thé et refaire le monde.
Le Cac a un caractère bien trempé. Connu pour être plus qu'insupportable au réveil, il s'attendrit au fil de la journée pour devenir le danseur rêvé au moment d'enflammer le dancefloor. En revanche, lorsque le Cac a une idée derrière la tête, c'est scellé ! Il a fallu bien des années d'effort et d'abnégation pour le convaincre que faire un blog avec tout le monde pour donner des nouvelles, ben c'est vachement cool ! D'où l'expression "têtu comme un Caca" !
Si vous n'êtes pas sûr que c'est bien le vrai Cac lorsque vous le croisez, un signe distinctif : le Cac émet un son strident et ma foi très drôle avec ses cordes vocales. C'est un son suraigu, étonnant, que dis-je, déroutant, sensationnel !!! Les mauvaises langues diront que c'est chiant. Mais que nenni, c'est ce qui fait le charme de l'animal ! Le Cac sait aussi émettre d'autres sons. Dans le fond d'un amphi, si vous entendez le son d'une guimbarde, c'est lui. Mais comme il a plus d'une corde à son arc, le Cac sait aussi jouer du saxophone. C'est alors un autre homme que l'on découvre. À l'instar d'un Garuda à la guitare, le Cac se dévoile, se donne, et il livre "All of him" !
Mehdi
Mehdi
Voici un mammifère d'une espèce rare : le Labzaum Mehdeneum (alias le Haile blanc...).
Le Labzaum Mehdeneum est doté d’une grande taille lui permettant, à maintes reprises, de voir plus loin que le bout de son nez. Qui plus est, ses longues jambes permettent à ce mammifère, par une technique de pointe de pied plutôt élaborée, de mettre à rude épreuve les autres bœufs sur la durée et la longueur (on ne compte plus les trophées athlétiques accumulés par ce bœuf). C'est donc tout logiquement en Éthiopie, pays à la tradition bien trempée dans la formation de coureurs de haut niveau (Haile Gebreselassie par exemple...) que le Labzaum Mehdeneum a décidé de se dépenser.
Croyez-moi, la viande de ce bœuf est saine (les bœufs bio pourront rougir) : l'alcool tu ne toucheras point, la fumette tu ne toucheras presque point (exception faite pour la chicha), et à la bouffe (quitte à s'entre manger entre bœufs) tu feras honneur (attention, le Labzaum Mehdeneum est un véritable rapace lorsqu'il est lâché dans un environnement RU... Pains, mousses au chocolat et autres pâtes carbonara n'ont qu'à bien se tenir !).
Le Labzaum Mehdeneum est doté de capacités intellectuelles rares pour un mammifère : très alerte sur l'actualité et armé d'une cogitation digne d'un bœuf label rouge, ses convictions fortes et profondes en font un militant passionné, parfois même emporté, mais qui n'a pas peur de se faire griller le steak par les bombes lacrymo et sait passer de la théorie à l'action pour défendre ses opinions.
Le Labzaum Mehdeneum est aussi un peu artiste dans l'âme. Guitarette, accordéon, trombone, piano, ukulélé : de Bob Marley à Georges Brassens en passant par Django Reinhardt, le Labzaum adore jouer des chansonnettes et bœufer avec ses copains bœufs. Pour preuve, il a même tenté d'imposer le voyage France-Éthiopie à sa guitare... Paix à son âme.
Rajoutons que le Labzaum est jovial et bon camarade. Toujours à même de sortir une petite blaguounette par ci par là, le rire facile, voici un steak qui ne se prend pas le steak. Curieux et avide de nouvelles connaissances à apprendre (qui, une fois assimilées par le Labzaum, vous seront retransmises de façon pédagogique à coup de métaphores... les bœufs rencontrant de saignants problèmes sur les courbes économiques en témoigneront), il ne fait aucun doute que le Labzaum Mehdeneum va revenir enrichi et va nous enrichir de son périple éthiopien.
Marofrancosarthoisethiopien, voici un bœuf aux multiples visages, un peu touche à tout, qui, vous l'aurez compris, n'aura pas fini de vous séduire.
Baptiste
Simon
Pseudos : Benardo, Benar Shah (en référence au trafiquant d'armes dans le film culte de 1964, les Barbouzes)
Ruminant un peu trapu et large d'épaules, mais aux petits yeux malicieux derrière ses lunettes de myope. Il vaut mieux ne pas avoir à faire à lui sur un terrain de rugby, mais il est doux comme un agneau le reste du temps.
On peut le croiser dans les pubs une bière à la main. Signes distinctifs : une petite voix, mais une grosse langue, il compte parmi les mammifères capables de mettre entièrement son poing dans sa bouche, et de toucher son nez avec sa langue. Autres caractéristiques : aime la poésie de René Char, est un peu geek, se rend sur le site Internet de l'équipe trois fois par jour, ne rate aucun match de n'importe quel sport, et est incollable sur les palmarès de tous les joueurs. Vous pouvez vous en douter, il est très utile sur les questionnaires sport de Tout le monde veut prendre sa place.
Ce garnement s'adonne aussi à sa seconde passion : l'Europe. Ce qui le conduit à dépasser les frontières de sa Normandie natale pour les contrées lointaines de la Bavière. Un parcours cosmopolite direz-vous, tel un Richard Coudenhove-Kalergi (européiste convaincu de l'entre-deux-guerres), mais à condition qu'il améliore son accent anglais et qu'il perfectionne son Allemand un peu balbutiant. Mais on ne peut qu'admirer son franc-parler et sa force de conviction : « l'écologie, c'est bien » affirme-t-il en toute certitude en pleine assemblée générale. Tout est chez lui une question de conviction !
Géraud
Géraud
En fans invétérés (mais pas invertébrés !) de QPUC que nous sommes tous, laissez-moi donc tirer le portrait de notre Gégé, Garuda, Jérôme national…
Attention, vous êtes prêts ? TOP !
Telle une superbe Highland cattle broutant paisiblement dans les vertes landes écossaises, j’arbore fièrement un petit bouc et une épaisse touffe de cheveux ébouriffés. Rustique bovin, je n’en suis pas moins très attachant et de très bonne compagnie (bien que le ménage ne soit pas vraiment ma tasse de thé !). Un peu (souvent ?) à l’Ouest, je n’suis pas nantais pour rien ! Mais d’ici peu, c’est en Indonésie que je pars effectuer ma transhumance, et plus précisément à Bali, où je rejoindrai ma douce et tendre femelle (Selamat Amanda !). Entre autres petits plaisirs de ma bestiale de vie, j’aime le jazz, la confiture de figues, la dolce vita, l’écologie, le thé, le vélo, Ysegoria (et Jean-Yves !), les lapins, les poules (surtout au lait de coco !), les tortues, l’Apéro Quizz, les cigarettes aux clous de girofle, la pasta con parmiggiano e pomodori, le Musée du Quai Branly (et le bus n°63 !), les baskets rouges, le lait bio, le Bal des Laze, la photo… et faire des bœufs en transpirant le sexe avec mes copains musicos ♪♫ (ou non d’ailleurs !). Bref, un vrai bobo(-nnet ) ! Ajoutons à cela qu’en grand adorateur de Roselyne R., c’est au journalisme que je me destine. Alors avis à Socrate : la Gazette de Bali n’a qu’à bien se tenir ! Enfin, dernière particularité propre à mon espèce, et non des moindres : quand zébu, z’ai plus soif !
Je suis, je suis…
Cyrielle
Louise
Laissez-moi vous présenter notre chère Louise, ou Loulou pour les intimes
À travers quelques rimes !
Autant commencer par sa véritable identité :
Sachez avant tout que vous avez affaire à une Ecofi, une vraie de vraie !
Et oui, à ses heures,
Elle rêve de devenir trader !
Elle s'entraîne déjà à manipuler la grande tirelire
En gérant le (BIG) budget de Zéphyr.
Louise, est déterminée,
Et quand elle a une idée, il s'agit de ne pas l'abandonner !
C'est ainsi qu'elle a décroché en suppliant notre chère Maliesky
Une année pour aller se dorer les pieds en Californie !
Là-bas, je ne sais pas si elle s'habituera au MacDo
Ou si elle continuera à défendre son credo :
« En hiver : chou ou poireaux !
Voilà ce qui vous rend beaux et écolos ! »
En tout cas on te souhaite de bien profiter
Avant de te retrouver dans un coin paumé
J'ai nommé Eichstätt
Ou la ville Polly Pocket
Bref, vous l'avez compris, Louise est ouverte à tout ce qui l'entoure
Elle jongle entre le Russe, l'Anglais, le Turc, l'Allemand et l'Espagnol (encore faut-il qu’elle vienne en cours !)
Ses journées sont bien remplies,
Mais elle contrôle son emploi du temps bien en fonction de ses envies.
Donc elle connaît la vie sans stress, no express
Sauf quand elle fait de la vente pour la presse !
Louise est une amie de très bonne compagnie,
Toujours prête à rire aux éclats les narines grandes élargies,
Ou encore à vous accompagner pour un jogging
Du moment qu'elle a son legging.
Par contre c'est vous qui hésitez à sortir avec elle
Quand elle met sa chapka russe ou sa moumoute pour être belle !
Fêtarde, bonne vivante, animatrice dans l'âme, fan des bénédicités… bref tant de choses sont à évoquer !
Mais je vais arrêter là le portrait de notre Louise préférée !
Lucie
Lucie
Voilà Lucie, appelez-la Lulu.
Notre Lulu est vive et motivée, athlétique et passionnée. Toujours partante pour trois pas de rock, de samba, de salsa. Et pour un bon fou rire en cours de TD :)
Qu'elle pédale ou qu'elle scoute, notre Lulu ne s'arrête jamais : Munich, Oulaan-Bator, Tunis, Lomé. Quant à cette année, son coeur balance : montagnes du Népal, usines d'Ozur, paysages sénégalais? Elle n'aura jamais, au grand jamais, autant fréquenté Marina Blanchet...
Dans quelques années, elle se rêve au sein d'une ONG. Mais c'est peut-être à la tête d'un CHU que l'on retrouvera Lulu.
Le dimanche, elle foule les allées de son Parc Thabor préféré. C'est certain, la Course d'Orientation l'a bien entraînée. Une passion familiale, oui, qu'elle fait à l'occasion découvrir à ses amis.
Madâme est invitée aux rallies, à Versailles, sa mère-patrie. Mais elle l'a bien compris, ce n'est pas vraiment son truc. Ce qu'elle préfère, ce sont les bons bœufs entre amis, lorsque bouche contre flûte elle entame de jolies mélodies. Elle aime la simplicité du 97 aussi. Les bons petits plats de sa Roberta, et les cafés viennois. Elle s'improvise parfois 4, 5 ou 6ème colocataire.
Et c'est toujours avec plaisir qu'elle ouvre les portes de son petit palace St-Mélaine, pour partager une tranche de rire ou de fromage !
Louise
Vincent
Père Bonbon, Papy Naegelin, dernièrement père sauce, Vincent a de nombreux surnoms.
S'il a choisi de s'exiler pour un an à Istanbul, capitale du mouton à la broche, cet Angevin d'origine n'en reste pas moins particulièrement attaché à la cause bovine. Il trouve en effet dans le steak un moyen sûr de se sustenter. Roi du sandwich Attila, grand défenseur du Royal Bacon, chacun connaît son penchant pour la crevette, que le chef cuisine avec plaisir.
Fin et élancé, c'est un sprinter hors pair - quand il ne sort pas d'un restaurant Libanais. Qualité de vitesse qu'il a développée jadis sur le tour de piste avant de venir grossir les rangs des adeptes de Jean Philippe Gatien et de Patrick Chila...
Mais, ce qui distingue vraiment Vincent, outre l'ordre de sa chambre de cité U (chose plutôt rare dans de tels établissements), sa petite écriture appliquée, son assiduité plus que douteuse en TD de langues, ou sa tendance à parfois se laisser vivre, c'est sa propension à être bon camarade. Avec lui, la discussion s'anime vite et le verbe fuse. Chaque situation est propice à un bon fou rire : une peluche se transforme en guide touristique de la ville de Rome, une inconnue se voit affubler du doux surnom de "fat bonasse" au bout de quelques minutes de discussion. Bref, Cem Yilmaz, célèbre humoriste turc, peut réajuster son fez.
Cette vivacité d'esprit n'a d'égale que sa curiosité. Vincent joue en effet sur plusieurs prés. Ainsi, s'il est un fan incommensurable de BD, il a su rester un geek dans l'âme - il décroche difficilement de question pour un champion online et halo 4 continue à hanter ses nuits d'été. Plus jeune, il fut même un peintre reconnu sur de petites figurines métalliques appelées Warhammer. Aujourd'hui, il se distingue plus par son goût de l'histoire : de l'Empire ottoman à Charles de Gaulle en passant par la Rome Antique ; sans oublier Emile Borel, son père spirituel. Rien ne lui échappe. Nul doute que son séjour à Istanbul au sein de l'université de Bilgi ne viendra que conforter cet éclectisme et qu'il nous fera partager ici ses rencontres tout au long de l'année.
Simon
Cyrielle
Bande de moules !
RépondreSupprimerQuelles belles plumes, j'en redemande(il me tarde de lire les derniers portraits, ceux de Cyrielle, Géraud et Naegelin!)... saignants, à point ou bien cuits !
RépondreSupprimerEt je rajouterais même : "la star du steak haché, c'est Bénard" !
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