dimanche 3 octobre 2010

Que faire

Je me souviens des dames de l'espace avenir à l'IEP qui me disaient que c'est particulièrement lors d'un voyage à l'étranger, au sens fort du terme, lorsqu'on est plongé dans le bain d'une différence radicale, qu'on acquiert maturité et sagesse. Ce qui semblait un proverbe chinois m'apparaît aujourd'hui très clairement, je le comprends très bien. Je sens ma sagesse pousser, assez douloureusement d'ailleurs, ma gencive inférieure en est enflée au point de m'empêcher de fermer la bouche. Mais la maturité est inutile si l'on a pas les moyens de la mettre en œuvre. Concrètement, il faut des sous. Il fut un temps où ce n'était pas un problème : quand j'ai reçu ma première bourse coréenne, j'ai plus clamer haut et fort que j'étais millionnaire. Ces deux atouts en poche derrière leur fermeture éclair, je suis paré à tout, à l'exception de ces nuits glaciales et de ce vent venu de la cheminée du père fouettard, qui ont surgi depuis quelques jours, annonçant l'Automne. La question qui se pose et à laquelle je vais tâcher de répondre dans cet article est la suivante : d'accord, tu es paré à tout, mais tu es paré à quoi au juste ?

Il est temps d'aborder ce pour quoi officiellement je suis ici : les cours. Tout d'abord, j'ai cinq heures par semaine de langue coréenne, ce qui est absolument insuffisant et nécessite de faire davantage à côté. Malgré des débuts un peu lents pour quiconque connaissant déjà le hangeul (l'alphabet), cela devient intéressant mais déroutant pour certains qui se sentent obligés d'abandonner. Impitoyable. C'est qu'en effet, nous sommes plongés dans une méthode d'enseignement qui nous est étrangère. J'avais déjà évoqué avec humour les Chinois qui chantaient à l'unisson le cours en comparaison avec nous autres Européens. Quand on se rend compte que c'est comme ça que ça va se passer pendant un an, ça fait moins sourire. La méthode est simple : rabâchage jusque que ça pénètre le crane par tous les moyens et que ça n'en ressorte pas. Ce qui donne le plus de challenge, c'est quand la prof fait faire un exercice où il faut répéter cinquante fois la même chose en changeant un mot à chaque fois, faisant ainsi progresser le cours avec une lenteur soutenue, puis quand elle se décide à enchaîner sans s'arrêter plein de règles de grammaire parfois assez complexes. Mais le jeu en vaut la chandelle, pas question de laisser tomber. Une discussion avec un Chinois me force à calmer mon culturalisme cependant. Il me faisait part de ses critiques sur cette méthode d'enseignement, qui ne sert à rien, est rébarbative, et sur le long terme ne fait progresser que lentement. Selon lui, la façon dont on enseigne en Occident consiste en droite croissante, régulière (on apprend une règle, puis une autre, puis une autre, on essaie de combiner), tandis que l'Orient, sans doute à cause de son goût pour les temples, enseigne comme un escalier (on apprend une règle, on attend le temps qu'il faut d'être sûr qu'elle soit bien maîtrisée, on passe à la suivante). Si vous préférez la méthode occidentale, tapez 1 en laissant un commentaire, sinon tapez 2. Ensuite, j'ai trois heures de cours de Mass Medias and Popular Culture, qui est un cours qui rappelle plein d'éléments de l'an dernier de politique comparée, d'infocom, de philosophie politique et d'introduction à la sociologie. Petite anecdote : « So, do you know who are the three majors foundators of Sociology? We have seen Durkheim. Silence. Have you heard of Weber? Silence. A famous German blablabla. And, not to forget, do you know Marx ? Grand haaaa provenant du public chinois ». Enfin, je termine ma semaine sur trois heures de Korea and Globalization, qui n'est pas tout à fait ce à quoi je m'attendais. L'UOS, mon université, est réputée pour sa faculté de business administration. Sans doute est-ce un a priori, mais ce cours me donne une idée de ce à quoi étudier le business peut ressembler. C'est un cours qui mélange économie, gestion, et un peu de finance. Même si j'ai du mal avec les deux derniers, jusque-là, pourquoi pas. Mais. Il y a un mais. La structure du cours est gênante lorsqu'elle se met à mélanger analyse scientifique et propos normatif. En gros, on prend des notes sur des objets qui peuvent être intéressants, mais la finalité implicite est de faire de nous des managers, et que notre seul objectif dans la vie est de faire du pognon. La semaine dernière on a carrément eu droit à un cours de spéculation, how to make a lot of money. J'ai rencontré pas mal de Coréens qui ont l'air de n'avoir que cet objectif en tête, et je commençais à me désespérer de cette population qui ne voit pas dans quel mur elle fonce. Heureusement, l'esprit critique du petit élève postmoderne que je suis m'a aidé à trouver la sainte vérité impossible à critiquer : il y a aussi des cons en France et je me suis rappelé que si cette université était une productrice de businessmen, il y avait aussi d'autres facultés en son sein et qu'il y a d'autres universités et encore d'autres gens. Voilà de quoi remplir mon quota vis à vis de l'IEP.

Glandeur ? Tire-au-flanc ? Chômeur ? Voleur ? Mou du gland ? Quel qualificatif est le plus approprié pour quelqu'un qui n'a qu'onze heures de cours par semaine ? Voyons, je ne me contente pas de ça pour remplir mon emploi du temps. Il faut me socialiser parmi les Coréens, faire figure de réussite de l'intégration nationale et de l'ascenseur social. Un des premiers moyens de rencontre sont les deux heures de conversation en Anglais que je donne chaque semaine, au S Café, un espace assez détendu pour Coréens et étudiants étrangers. Comme je passe mes journées de toutes façons à parler Anglais, me voilà assis sur un canapé avec pour boulot de converser avec des Coréens en Anglais. Deuxième moyen : le cours de Français hebdomadaire que je donne (mais je vais donner deux heures au lieu d'une). C'est intéressant de se retrouver dans la position de l'enseignant même si les formes n'y sont pas : j'ai le même âge que ceux qui apprennent, je n'ai pas un salaire d'universitaire... Mais comme ceux qui apprennent sont volontaires, tout se passe bien. Enfin, la langue française n'est pas la plus facile qui soit à enseigner, surtout à des Coréens. Allez faire prononcer à l'un d'entre eux le mot « renard », avec des vrais r, ou le mot « enfant » et tous ces sons en in, on, en... Voilà bien la preuve que même les sons que l'on émet ne sont pas naturels ! Cela me permet aussi de voir comment est la relation prof-élève de l'autre côté : je comprends à présent pourquoi le prof peut aller trop vite, veut continuer à faire cours jusqu'à la dernière petite minute, ce qui fait chier tous les élèves qui veulent leur pause. Ça peut être juste parce qu'on ne veut pas prendre de retard, on a envie de faire bien les choses, et d'aider les autres à apprendre le plus possible... À côté de ça, je suis le cours d'Espagnol donné par un des étudiants espagnols, sans prendre de notes, juste pour pouvoir me la péter en rentrant en quatrième année en alignant quelques mots. Troisième moyen : entrer dans un club, équivalent des associations à l'IEP. Ce n'est pas évident en réalité. Tout d'abord parce que ce n'est pas sûr de trouver quelqu'un qui parle assez bien Anglais pour pouvoir communiquer. Ensuite, parce que la mentalité corporatiste semble bien devoir s'inscrire au tableau des aspects universels de la connerie humaine. Clubs de musique (qui ont, il faut le reconnaître, du matériel intéressant pour pratiquer) qui nous disent que les inscriptions sont finies, qu'elles étaient au début de l'année, c'est-à-dire avant que nous autres étudiants étrangers soyons parachutés ici, merci au revoir réessayez l'année prochaine ; divers clubs élitistes qui s'entraînent pour une quelconque compétition dans l'espoir d'avoir du prestige en remportant un trophée car ils y gagneront peut-être un centimètre de taille de bite, c'est pourquoi repassez plus tard, on n'a pas le temps de s'occuper de vous, tel le club de tennis de table et deux autres... Finalement, les plus accueillants furent les clubs d'arts martiaux. Quand je serai un peu plus familier avec le taekwondo, j'y consacrerai un article. En attendant, je peux dire que les gens de ce club ont été chaleureux à plusieurs égards comparés aux autres, de même que le club de judo qui a accueilli dans les mêmes conditions un pote turc que j'ai accompagné qui voulait essayer.

Le reste du temps, si je n'ai pas de travail, il y a une palette de choses à faire en Corée qui son inimitables ailleurs. Quand j'aurai trouvé un endroit où héberger mes vidéos, je vous ferai partager mes performances dans les noraebang, plus communément connu sous le nom de karaoke. J'ai remarqué que si les émissions du style de la Star Ac' sont assez populaires par ici, on ne se contente pas de regarder la télé affaissé dans le fauteuil : on exerce aussi ses cordes vocales. Et contrairement à moi qui fait pleurer Eminem, Freddy Mercury ou Lou Reed malgré toute ma concentration à l'ouvrage, les Coréens avec lesquels je me suis rendu dans ces opéras amateurs m'ont bien souvent impressionné par leur capacité à pousser la chansonnette, et à monter dans des aigus ou à hurler juste. En revanche, Jean-Philippe a beau avoir un pseudonyme à l'Américaine, il est comme tous les francophones de sa profession : totalement introuvable dans les noraebang. En revanche, étonnamment, il y a quelque chansons espagnoles. La seule que j'ai pu trouver avec du Français est Michelle des Beatles... Il n'y a toutefois pas de quoi s'ennuyer avec la liste de pop/rock anglophone disponible. La connaissance de la chanson coréenne, chinoise, thaïlandaise, russe ou japonaise offre toutefois la possibilité de longues soirées à découvrir la pop d'un autre pays. Curieusement, c'est de la merde partout.



Quelques paysages depuis quelques hauteurs


En Europe, les petits vieux font chier tout le monde dans les supermarchés, ici ils sèment la terreur dans les forêts et s'entraînent pour persécuter les jeunes


Quelques paysages depuis quelques rues

En Corée, on peut se balader aussi ! Comme Séoul est une ville assez gigantesque, il y a deux types de paysages qui valent le coup d'œil. D'abord, les petites rues illuminées et organisées de façon chaotique, ou les artères qui pullulent comme une plaie infectée, avec leurs contradictions entre modernité à l'occidentale et sortie récente du tiers-monde que j'ai déjà évoquée même qui est toujours aussi frappante. Ensuite, les paysages englobant toute la ville, lorsque l'on grimpe à une tour ou au sommet d'une colline pour avoir une vue d'ensemble. Séoul est si tordue qu'il est courant d'avoir à monter à pied une pente à quarante degrés et d'avoir à redescendre une dizaine de mètres plus loin, sans raison. Lorsque pour Chuseok, des vacances qui correspondent à Thanksgiving durant lesquelles tout le monde rentre chez soi pour fêter ça en famille (mais au final passe plus de temps dans les embouteillages qu'en famille), j'ai été invité à Changwon, une petite ville proche de Busan, la seconde plus grande ville de Corée du Sud, présentant les mêmes aspects que Marseille, j'ai été totalement abasourdi par l'aspect postapocalyptique du centre ville. La nuit, tout est complètement éclairé de partout avec ces immenses bâtiments desquels jaillissent la lumière des néons indiquant ce qui se trouve à chaque étage. Ce qui n'empêche pas les gens de conduire n'importe comment, de se garer n'importe où (il y avait limite un barrage de voitures au milieu de la route), de recouvrir les voitures garées de pubs (les pare-brises littéralement recouverts de papiers pour une même boutique !), les taxis de dicter leurs lois, les vendeurs de bouffes de haranguer les passants... Ce n'est pas un sentiment d'insécurité qui règne ici, plutôt de foutoir mémorable. Même si les endroits louches sont très facilement accessibles. J'appelle endroits louches, des bars, ou des noraebang, où on peut choisir une femme pour passer le temps avec elle. Si ça fait sourire les Coréens, c'est typiquement la raison pour laquelle je parlais de « sortie récente du tiers-monde ». À mes yeux, ces « naughty noraebang » et autres « call girl pub » qui côtoient des boutiques plus habituelles (comme lorsqu'à côté de gosses en train d'essayer d'attraper des peluches dans une de ces machines avec une pince un groupe de type en costard entrent dans une boîte de ce genre), sont typiquement des exemples de ce qui fait que la Corée est encore carrément à la bourre. On a beau avoir effectué un rattrapage économique considérable, si on n'est pas foutu de réguler ce que l'on couvre sous des noms lumineux et attractifs ce qui s'appelle en réalité de la prostitution, on reste totalement en voie de développement. Et si quelqu'un me ressort l'excuse de la différence culturelle, que je juge d'après mes valeurs d'occidental, ce qui peut être vrai, je réponds par l'argument génocidaire, alors faites gaffe.

Bon, cet article était parti sur un ton joyeux et a brusquement viré vers du plus glauque, je vais tenter d'embrayer sur une autre activité qui devient nécessaire avec le temps : faire des courses. Pas les courses pour manger, je parle de courses plus conséquentes, les vêtements par exemple. Ça peut être très amusant ou très énervant. On entre dans un building immense avec une quinzaine d'étages, on s'attend à ces grosses boutiques qui vendent de tout, alors qu'en fait, une fois à l'intérieur, c'est encore totalement chaotique. Les souks en fait ont dû être inventés en Corée, c'est pas possible autrement. C'est une multitude de minuscules étalages de vêtements avec leurs vendeurs qui se lèvent avec de gros yeux en voyant ma tête d'occidental et en disant : « Ho ! Hello ! American ! I love America ! T-shirts ! Cheap ! What do you want ? I have jeans, t-shirts, jackets ! Cheap ! ». Et, bien entendu, les prix ne sont pas affichés, et il faut marchander. Je paie le prix de ne pas être bridé lorsqu'ils me soulèvent les prix considérablement comparés aux Coréens (même si tout le monde doit marchander). Il me faut donc encore améliorer considérablement mon niveau en Coréen pour ce genre de situation pour les bluffer. Quelques anecdotes marrantes : à l'un d'entre eux qui me demandait d'où je venais, je lui dis que je suis Coréen en Coréen, il a tiré une tronche incroyable ; là où je me suis décidé à acheter, pour me convaincre de payer plus, le vendeur me disait « oh please ! I love France ! », mais lui répondre que je n'aime pas la France a dû le vexer ; ou un autre qui n'arrêtait pas de m'appeler « handsome guy » dès que je passais devant son étalage... Le problème, c'est qu'ils vendent tous des vêtements à l'Américaine, des sweats avec des noms d'États américains ou d'universités, des casquettes avec des équipes de baseball, le choix ne fut donc pas aisé. Bon, à force de se faire haranguer aussi on en a plein la tête, on réfléchit moins bien, l'ambiance joue contre l'étranger que je suis. Pour la prochaine fois j'ai mis au point quelques stratégies pour les faire baisser les prix (expliquer que je ne suis pas américain, que je ne suis pas un touriste, que je ne suis pas pété de thunes, ou dire qu'en France c'est moins cher, ou crier au scandale du racisme parce qu'il n'aurait pas fait ce prix à un Coréen, ou la technique « Maman » : faire croire que le voisin vend moins cher et que je vais aller le voir vu qu'il veut pas baisser le prix, ou enfin la technique « Marsellus Wallace » : « Do I look like a bitch ? No ? So why are you trying to fuck me ? »). Beaucoup se joue au bluff au final. Le problème, c'est pour les produits beaucoup plus précis, comme le matériel informatique. Je me suis rendu au marché pour ce genre de produits, pour regarder les prix des caméscopes, sauf que les règles sont les mêmes : tout se marchande... Mais ici, non seulement la maîtrise du Coréen dans ce genre de situation est absolument nécessaire, mais aussi être un acteur très subtil et un fin connaisseur des produits (avec des détails techniques), sinon on est totalement perdant, surtout quand on va dans les endroits où seuls les Coréens vont et jamais les touristes. J'ai quand même réussi à acheter à une petite vieille des figurines de Dr Slump, en baissant un tout petit peu le prix, en suivant les conseils du Coréen qui était avec nous, qui me disait que j'étais trop Français et que j'allais trop dans la confrontation, que je devais être souriant, appeler la petite vieille nuna (on appelle nuna les femmes de mon âge), lui dire un beau juseyo (s'il vous plaît), voire même yepoyo (vous êtes jolie). Je n'ai pas réussi à faire une belle chute des prix, mais elle était stricte, et ce Coréen m'a dit que lui-même n'aurait pas été sûr de pouvoir baisser beaucoup plus. Avant de partir de cet espèce de souk, j'ai voulu rendre fou un vendeur juste pour m'amuser, ça ressemblait à ça : « 50 000 wons! - No, too expensive, I cannot go above 20 000... - Are you kidding me? Come on, 40 000 wons! - Yeah, you are right, this is worth it. I'll take it for 10 000. - What? 38 000, last price ! - Are you nuts or what, this is not the real price! The real price is 40 000, and if you had proposed it for 60 000 I would have taken it. But now it's too late ». Enfin, pour les dépenses de la vie de tous les jours, il y a là aussi un lot de surprises, car tous les repères sont à retrouver ici. Par exemple, lorsque je veux tester le nouveau shampoing que j'ai acheté, je me dis que tiens, c'est bizarre, ça mousse pas, au contraire ça disparaît... Et c'est ainsi que j'ai appris comment on dit après-shampoing en Coréen, et que la bouteille a exactement la même couleur et le même design que la bouteille de shampoing, que celles-ci sont rangées ensemble, et que seul le mot shampoing change pour après-shampoing. J'envisage de plus en plus me lancer dans une carrière de super-héros en constatant que mon corps a été capable de produire de la mousse en continu pendant cinq minutes après avoir passé ce que je supposais être du gel douche dessus.

Quand la journée s'achève, il s'agit de rentrer dans ses pénates. Comme je me suis rendu compte que je n'avais toujours pas montré à quoi ma chambre ressemble, je me permets de conclure sur ces quelques photos.

PS : j'ai la flemme de me relire, désolé s'il y a des fautes, et si les photos ne vous conviennent pas à ce que j'écris.



Quelques paysages depuis ma chambre


Un drôle de distributeur

9 commentaires:

  1. Cette notule est bien excellente, j'ai explosé de rire à plusieurs reprises (le marchandage fou). La méthode d'enseignement a l'air infernale.
    Par contre, je te trouve assez sévère envers la Corée sur la relation entre prostitution et développement (1% du PIB du Japon) ; hier soir, je suis revenu de concert, et je suis passé devant un trio de prostituées, certes dans la rue, sans néon ni enseigne attractive. Ce n'est pas pour légitimer quoi que ce soit, mais il me semble que c'est un sujet complexe qui ne peut se résumer à un indicateur de développement social.

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  2. C'est ce que j'allais dire, à Rouen en pleine journée il y en a quelques unes toujours au même endroit... sans compter celles de nuit.

    Alors, si c'est le fait de ne pas appeler un chat un chat, ok mais au moins elles ne sont pas dehors, quitte à légaliser la prostitution autant protéger les filles...

    Pour héberger les vidéos dis le moi, je te fais u ftp...

    Le marchandage est sympa :)

    le distributeur vend des pochons de sang ?

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  3. La prostitution n'est pas seulement le fait des pays en développement... Mais au moins dans les pays développés, elle n'ont pas 13 ans, pas comme ici (Indonésie).

    J'adore ta méthode Wallace et je pense l'essayer bientôt. De toute façon, quoique tu dises, ta couleur de peau te fera toujours ressembler à un énorme porte-feuille rempli de billets !

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  4. Ok, je me suis mal exprimé : je ne voulais pas dire que la prostitution est le seul fait des pays sous-développés, juste que ça devrait pas exister, qu'on devrait s'opposer à la prostitution sous toutes ses formes et point barre. Ainsi en voulant paraître moderne en se focalisant sur l'apparence, avec de belles enseignes et un dévouement au client, on ne fait qu'entériner une pratique de sauvage.

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  5. Quand tu vois que la dernière production de canal s'appel Maison Close tu te dis qu'il existe quand même une complaisance malsaine face à la prostitution dans notre pays.

    Certes chacun doit pouvoir faire ce qu'il veut de son corps, mais je ne sais pas si tous nos grands défenseurs du système des maisons closes ont bien conscience de l'exploitation que subiraient les prostitués. Plus que la prostitution, c'est le racolage et surtout le proxenitisme qu'il faut combattre. Si on autorise les maisons closes c'est la porte ouverte à ces pratiques que l'on a déjà du mal à endiguer...

    Mais bon, au moins elles auraient un toit au dessus de leur tête comme le répète des personnes pleines de bonne volonté mais qui ont un peu de mal à voir plus loin que le bout de leur nez ;)

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  6. Je m'égarais sur le net entre deux drama coréens justement, quand j'ai trouvé ton article, lu avec grande joie : ) Pis en voyant votre micro-débat sur la prostitution je me dis que les raccourcis sont bien malheureux et qu'il existe décidemment des nez de toutes tailles.. M'enfin je comptais initialement poster au nom d'une cause de bien plus grande importance : la défense de la pop coréenne.
    Ben c'est vrai quoi, tu n'es pas sensible, Camille, à ces monuments de la chanson asiatique, que dis-je, à ces matadors de la musique internationale que sont ces fins pti mecs de boys-band ? Je ne comprends pas. ^^ C'est tout un monde la pop coréenne : les traits fins, les coiffures semi-punk, les couleurs ultra flashy que tu te demandes quelle lessive ils utilisent pour conserver leur attirail fluo, les gros muscles de breakdanceurs, les chorés à plusieurs dans des sous-sols de garages.. Ah la la, rien que d'y penser je disturbe mon voisin de bibliothèque qui ne comprend pas ce qu'il y a de drôle et aimerait probablement que je cesse de glousser.
    Bon, tu n'es pas obligé de vouer un culte aux DBSK, moi non plus je n'ai jamais saisi bien ce que les nana leur trouvaient. Mais quand même, tu vis au pays de Bi rain !! "Salanhenho", hurleraient mes popines aux yeux bridées (avec un meilleur accent, évidemment). Il danse bien (comment ça tu n'as jamais vu sa choré culte sur hip-song ?), il joue pas trop mal (Full House ou bien I'm A Cyborg But It's Ok par exemple, que de souvenirs..) et il a de petites oreilles. Oué, je sais que ce dernier point n'a rien à voir avec le reste mais je trouve que ça le rend encore plus fun. Ce garçon est une sorte de demi-dieu coréen par chez toi. D'ailleurs il est parti faire ses deux années de service militaire au printemps dernier donc c'est le moment ou jamais le remplacer dans le coeur de ses fans éplorées.. Bonne chance, camille !
    En fait je trouve assez amusant de te savoir au bout du monde à chercher johnny au karaoké pendant qu'ici, en grèce, je saoul mon colloc à chanter call me de Tae goon à tue-tête.
    La musique teenage coréenne est déroutante, je te l'accorde. Mais passée l'inévitable phase de consternation et prise au énième degré, on peut la trouver maxi.. pop.
    Courage !
    sarah

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  7. Mlle Schmutz, où sont donc vos articles sur la pop des Grecs ?
    En fait, c'est surtout l'aspect chorégraphie qui est hallucinant. Hier il y avait une scène installée au milieu du campus où des étudiants de différents clubs passaient les uns après les autres pour une mini prestation (mine de rien ça a duré plus de deux heures et j'ai raté le début et la fin). Et il y avait certains groupes qui ne passaient que pour une chorégraphie. Et la foule était en délire. Et oui ça correspond tout à fait à ce que tu dis : les coupes de cheveux ultra fashion qu'on voit sur les pubs des salons de coiffure, des danses moitié esprit clubbing moitié esprit destroy, sur une musique qu'on entend en boucle, oui en BOUCLE toute la journée. La même pop PARTOUT, TOUT LE TEMPS. En ville, devant des convenience store, ils passent toujours la même chose. Dans les pubs idem. Même sur le campus, quand je fais l'effort de me lever tôt le matin pour aller au petit-déj, les haut-parleurs passent la même pop à la con dès 8h du mat' ! Ce que tu ne peux pas comprendre de là où tu es, c'est que tu as le choix d'écouter cette pop. Moi je n'ai pas le choix, on me nourrit de ça, et je sens déjà que les frisettes de mes cheveux commencent à se gélifier toutes seules, que mes pantalons deviennent peu à peu slim avec le temps, que je me déplace en faisant des sauts étranges... C'est la puberté de la pop coréenne.

    À côté de cette pop coréenne, il y a aussi des trucs ultra américains. Genre du bon gros hip hop bien grunge, avec des mecs en baggy, des diamants dans les oreilles, des grosses croix en argent autour du coup, des coiffures afro (sur des Coréens c'est fun)... Je me moque mais quand ils font de la breakdance ça rigole pas.

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  8. Génial votre blog Camille!!
    Belle présentation, belle thématique, la vache! :p
    Je dois aussi avouer que tu es très prolixe! Je n'ai pas pu lire tout ton article d'une traite mais je suivrai tes aventures avec beaucoup d'intérêt (et je surveillerai ce que Simon met sur Eichstätt ;) )
    Bonne continuation à toi et tous tes amis blogueurs!
    Articulement vôtre (always!)
    Soso d'Eichstätt

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  9. Erf la disposition de ta chambre est pas super si ton roommate décide de se taper une queue!
    Bon, je me dois de te rassurer, ici l'industrie du shampoing est également barbare et utilise les mêmes emballages à la fois pour le shampoing et l'après shampoing à la différence du mot "après" qui est rajouté.
    Monde de merde.

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