mardi 12 avril 2011

Je ne fume pas, je hash...



Le hash sans aucune modération...

Autant prévenir tout de suite, le hash à Bali n'a rien d'un narcotique, même si les effets réguliers sur mon humeur se laissent entrevoir. J'en suis presque devenu accro... C'est aussi ce qui m'a décidé à arrêter de fumer les cigarettes au clou de girofle (kretek) dont tout le monde raffole ici en Indonésie. Le hash pour hash house harrier ou HHH est devenu désormais mon rendez-vous sportif bihebdomadaire. Lorsque les gens me demandent ce que c'est, je leur dit que ça ressemble à une course d'orientation, mais en fait ce n'est pas à proprement parlé comme ca, puisqu'il n'y a qu'un chemin à suivre, sans carte. Ce n'est pas non plus un footing, puisqu'il ne s'agit pas de courir tout le temps, mais parfois de ramper, d'escalader et de franchir des rivières, de petites jungles où parfois on tombe nez à nez avec un lézard voire c'est arrivé un serpent et même des singes. Et si tu te pommes, tu arrives une fois la nuit tombée ! Manière aussi de découvrir de nombreux petits villages et des temples cachés où je ne me serais pas aventurer sans le hash.



Juste à près la Seconde Guerre mondiale, les soldats anglais basés en Malaysie devaient s'ennuyer profondément et ont inventé ce concept. Il parait que qu'on peut en faire partout dans le monde, mais Bali reste le plus beau, avec ses rizières en terrasse où l'on peut courir en toute liberté. C'est aussi le seul moment où je vois des Indonésiens et étrangers ensembles, la plupart sont de petits commerçants de Denpasar, la grande ville, attirés par cette ambiance de cours de récréation. En Indonésie, aller dans les champs et la boue n'est pas très bien vu, seuls les paysans que l'on croise marchent, portant souvent des bambous sur leur dos. Avant la saison des pluies, on pouvait croiser des familles se baignant nues dans les cours d'eau entre les rizières, parfois les femmes lavant le linge en même temps. Parfois je n'aime pas lorsqu'on est trop nombreux, les pourtours des rizières sont étroits si bien qu'ils se détruisent facilement.

Boire ou courir, ici les deux sont possibles. Après l'effort, le réconfort, toujours un camion de bières et sodas accompagnent le hash. Certains Indonésiens ne viennent d'ailleurs que pour ça., faire la fete au milieu des rizieres ou devant un temple, pour quelques heures d'oubli de soi .Une manière de rencontrer d'autres personnes, qui cherchent à faire du sport et s'amuser à la fois tout en traversant des décors uniques.




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